Revolut nomme Béatrice Cossa-Dumurgier, une experte du secteur bancaire, au poste de PDG pour l'Europe occidentale
Le 24 juin 2025, Revolut a nommé Béatrice Cossa-Dumurgier au poste de PDG de son siège social pour l’Europe occidentale, situé à Paris, un mois après avoir annoncé l’implantation de ce siège lors du sommet Choose France.
Qui est Béatrice Cossa-Dumurgier ?
Béatrice Cossa-Dumurgier apporte une combinaison rare d’expérience dans la banque traditionnelle et dans le secteur des technologies :
- BNP Paribas — a occupé les fonctions de directrice des opérations de la banque de détail et de PDG de Personal Investors (la plateforme de courtage en ligne de BNP), ce qui lui a permis d’acquérir une expérience directe du marché français de la banque de détail, cible de Revolut
- BlaBlaCar — poste de cadre supérieur au sein de la licorne française de la mobilité
- Believe — directrice financière de cette entreprise française spécialisée dans les technologies musicales
Sa nomination constituait un signal délibéré : Revolut recrute une experte du secteur bancaire français disposant de relations avec l’ACPR pour diriger son expansion européenne la plus importante.
Priorités du poste
Les principales responsabilités déclarées de Mme Cossa-Dumurgier sont les suivantes :
- Diriger la demande de licence bancaire française de Revolut auprès de l’ACPR et de la BCE
- Développer la présence de Revolut sur six marchés d’Europe occidentale (France, Espagne, Italie, Portugal, Irlande, Allemagne)
- Faire passer la base de clients français de 5 millions à un objectif de 10 millions
- Superviser le recrutement de plus de 200 nouveaux collaborateurs basés à Paris sur trois ans
Pourquoi c’est important
La nomination d’une figure du secteur bancaire traditionnel français au poste de PDG régional suggère que Revolut prend très au sérieux sa demande de licence auprès de l’ACPR — naviguer dans la culture réglementaire française nécessite des relations et une crédibilité dont un profil issu de la fintech traditionnelle ne disposerait pas. Cette décision fait écho à l’approche adoptée par Monzo lorsqu’elle a recruté des cadres expérimentés de la CBI avant de déposer sa demande de licence bancaire en Irlande.